Mois de mars = l’enchaînement Indian Wells-Miami, les seuls M1000 qui durent chacun 12 jours mais qui ne nous ennuient qu’à moitié. Ce qui fait 24/12=12 jours de kiff. Alors on en profite parce qu’on n’est pas à l’abri que le copain Craig Tiley décide de passer ça sur 40 jours demain ou après demain.
En parlant de 40 jours, vous voulez savoir qui avait coché au stylo rouge les semaines précédents la célébration de Pâques ? Les chrétiens qui préparent Carême et … Jannik Sinner. Après ses échecs à Melbourne et à Doha, et pendant que son pote Carlitos raflait tout sur son passage et qu’on le taquinait gentiment en demandant si c’était la fin du règne à deux têtes sur le circuit masculin, le rouquin préféré de Ed Sheeran ton rouquin préféré avait les 2 Masters 1000 du mois de Mars dans le viseur. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a remis les points sur les “i” : 12 matchs, 12 victoires, 0 sets concédés, 2 trophées, 2000 points au classement ATP et le premier joueur à réussir le “Sunshine Double” depuis presque 10 ans et un certain Roger Federer. Qui a dit que les roux n’aimaient pas le soleil ?
Et ils sont où, et ils sont où, et ils sont où les détracteurs ??!! ... ©GettyImages
Cet enchaînement par contre on en connaît un autre que ça a ennuyé un poil. C’est Carlos Alcaraz qui est saoulé et ne nous donne droit qu’à une demie (Medvedev) puis un 8ème (Korda) cette année encore.
Il est fini, il est grillé, il n’a plus la grinta, l’étincelle, la magie. Trop vite, trop tôt, c’était évident, on l’avait tous vu, remporter l’Open d’Australie l’a étouffé, parce que l’objectif qu’il poursuivait, être le plus jeune à gagner les 4 levées du Grand Chelem a été rempli. NON MAIS OH CA VA PAS LA TÊTE ???
Bien sûr que non il est pas fini Carlitos. D’ailleurs, est ce qu’il va pas falloir arrêter de l’appeler Carlitos à un moment ? C’est plus un enfant, il est peut être en train de réellement ranger sa chambre et nous on l’infantilise encore et toujours. Carlos, il grandit, il réfléchit, il doute, et c’est bien normal de commencer à douter, peut être même se lasser de gagner. Oui, même de gagner. Carlos Alcaraz ne joue bien que lorsqu’il prend plaisir à jouer, plus que quiconque. Ce n’est pas un animal à sang froid et aux premiers signes de lassitude, c’est plus compliqué. C’est un peu de sa faute à traîner ses guêtres aux quatre coins du monde (tournois + exhibitions + sollicitations), un peu celles du calendrier, un peu celle qu’il va en finale ou presque de tous les tournois qu’il joue. Une fraîcheur est à retrouver et la transition sur terre va lui faire du bien, il l’a assure lui-même. Alors bande de mauvaises langues va, rangez là. Parce qu’il reviendra pour vous la couper.
"Allez marre de ces M1000 de 12 jours, on va en profiter pour aller boire des coups à Ibiza avec les copains"
Vous voyez ce dont on vous parlait un peu plus haut au sujet de Jannik Sinner, défaite à l’Open d’Australie → remise en question → Sunshine Double. Super vous connaissez la chanson, Sabalenka aussi.
Indian Wells : finale face à Rybakina, sa plus dangereuse rivale du moment qui l’a privé du premier majeur de l’année. Vengeance en 3 sets, trophée, 1000 points.
Miami : retrouvailles avec Rybakina en demi-finale , 2 sets suffisent cette fois, puis finale remportée face à Coco Gauff. Trophée, 1000 points de plus.
En ce début du mois d’avril, on a la sensation que la défaite en finale de l’Open d’Australie n’était qu’un malheureux accident de parcours dans une année 2026 que Sabalenka a décidé de faire sienne. La patronne du circuit WTA est désormais seule au sommet du classement (11025 pts contre 8108 pts pour Rybakina sa dauphine).
She's walking on sunshine, wooah ©GettyImages
Si vous voulez du nouveau sur le circuit masculin, ou que vous êtes joueur pro et que vous ne vous appelez pas Jannik ou Carlos passez votre chemin. Les deux terreurs vont de nouveau tout rafler.
Si vous en aviez marre d’un circuit masculin archi-dominé par 2 demi-dieux et que vous vous êtes dits que le tennis féminin c’est pas mal aussi, manque de pot. Aryna Sabalenka et Elena Rybakina se sont affirmées comme les nouvelles patronnes du circuit, et vu leur niveau de jeu ça va être dur d’aller les déloger.
Vous avez remarqué le changement de couleur des titres de rubrique ? Habile non ?
La terre battue se profile, et les limeurs lifteurs commencent à avoir sérieusement le sourire ! Et vous ?
On vous fait le top des joueurs de printemps qui, comme d’habitude, pointent le bout du nez à la fenêtre, mettent le pied dans la porte, t’attrapent le slip pour ne plus le lâcher et te font tourner en bourrique. Revue d’effectifs 2026 :
Loïs Boisson : parce que la demi à Roland l’an dernier n’était pas un feu de paille et parce qu’on a envie de s’enflammer à nouveau derrière ce jeu de cogneuse fait pour la terre battue. Et puis, c’est la numéro 1 française actuellement (on envoie d’ailleurs tout notre soutien à Gracheva, n°2 française qui vient de se faire les croisés).
Martin Landaluce : l’espagnol de 20 ans a allumé la luz un peu plus tôt que prévu en tapant quarts de finale à Miami en enchaînant 5 victoires et trois têtes de série. Attendu pour briller depuis quelques mois à l’instar de Fonseca, Tien et pas grand chose d’autre, Landaluce va profiter de la terre pour éteindre pas mal d’adversaires et reprendre le flambeau du tennis espagnol (quoi Alcaraz ?)
Tomas Etcheverry : ouais bah forcément, le mec est ancien quart de finaliste à Roland, vient de gagner le 500 de Rio après avoir tâté de la 60ème place ces derniers mois et semble de nouveau en confiance pour aller titiller le top 20 et Alex Zverev en 8èmes Porte d’Auteuil.
Ignacio Buse : afin de ne pas être oiseau de mauvaise augure, il fallait mentionner le volatile péruvien. Avec ses yeux perçants et son vol en rase motte efficace sur terre, la Buse va choper quantité de petits mulots en leur volant dans les plumes. C’es un petit jeune de 22 ans qui monte doucement mais sûrement. Et monter au ciel pour une buse, ça paraît logique en plus.
Arthur Fils : parce que comme chaque année depuis Noah on attend, on espère, on désespère, on ré-espère… c’est la vie qu’on a décidé de mener. Parce que le retour de “Tutur” revenu aux affaires en février se passe EXTREMEMENT bien (1 finale d’ATP 500, 1 demi de M1000) et parce que c’est notre meilleur soldat sur terre (c’est pas Humbert qu’on verra en 2ème semaine Porte d’Auteuil ça c’est sur…)
Iga Swiatek : le mot de la fin est pour elle. Parce que la terre battue ça lui connait : pour ceux qui ont la mémoire courte c’est déjà 4 victoires à Roland à seulement 24 ans ! Et on vous dit ça comme ça mais elle vient de se trouver un nouvel entraineur qui aime bien la couleur ôcre lui aussi : Francisco Roig. Ca vous dit quelque chose ? C’est l’ancien entraineur d’un certain Rafael Nadal …
Elle se prépare même à la Rafa Nadal Academy en compagnie du maître en personne ©GettyImages