On vous résume les deux derniers jours à Roland, et on a beaucoup de choses à vous dire.
Bleu Blanc Rouge : profitons, il en reste encore un peu
Ils ont raté leur journée : et c’était pas vraiment le script prévu
Le match qu’il fallait pas louper : 11h un jeudi de première semaine sur le Lenglen, ambiance assurée
Le match à suivre du 3ème tour : Jovic-Osaka. Nous on voit 3 sets mais on est pas d’accord
Alors qu’est ce qu’ils nous ont fait les rescapés du contingent français ?
Diane Parry nous a fait plaisir avec sa victoire contre Ann Li, tête de série n°30. Elle est désormais la seule française encore en lice, et retrouvera Anisimova au 3e tour. On vous épargne les jeux de mots entre Paris et Parry (surtout qu’elle est niçoise) mais si elle passe encore un tour on ne pourra plus résister, vous êtes prévenus.
Quentin Halys sort vainqueur du duel franco-français face à Ugo Humbert, et s’offre un 3e tour de prestige face à Zverev. La tête de série numéro 2 est tombée chez les Dames, gare à toi Zverev ! Quand à Humbert, avec ce résultat il égale son meilleur résultat à Roland Garros, c’est dire les difficultés du bonhomme sur la brique pilée parisienne. Ugo on salue ta résilience de revenir chaque année, allez la prochaine ce sera la bonne !
Valentin Royer sort avec les honneurs après nous avoir offert un petit frisson face à Djokovic : une manche remportée à l’audace au jeu décisif, le public qui pousse, le serbe qui s’énerve contre son box… Certains diront qu’il y avait la place, nous on te dit merci Valou. Tu peux ajouter sur ton CV : “Roland Garros 2026 - j’ai fait douter Djokovic sur le central”.
Elsa Jacquemot, Arthur Rinderknech, Luca Van Assche, Hugo Gaston pour eux aussi c’est malheureusement fini. La pauvre Elsa (Sabalenka) a ramassé la fusée Aryna au second tour, Rinderknech (Berretini) et Van Assche (Nakashima) sont tombés sur plus forts qu’eux, et Gaston n’aura pas réussi à embobiner l’argentin Francisco Cerundolo.
Rien à voir mais si jamais vous ne saviez pas, Francisco a un petit frère qui joue aussi au tennis...
Diane et son revers royal ©Icon Sport
Jannik Sinner.
Le choc, la déflagration, le coup de tonnerre, le tremblement de terre, le tsunami. On cherchait des réponses à une question qui ne méritait presque pas d'être posée. Qu'est ce qui peut arrêter Jannik Sinner ? Pas qui, mais quoi. La chaleur. Il n'y avait qu'elle. Et croyez le ou non mais la chaleur est bien présente cette semaine à Paris.
Tout allait bien pour l'italien, au point de mener 6/3 6/2 5-1 contre le plus mauvais des Cerundolo. Sauf que prendre un coup de chaud contre un argentin, c'est Cerundoloureux. Il a pris deux murs. La tête basse, Sinner devient un zombie baveux aux changements de côté. Juan Manuel Cerundolo, la bave aux lèvres mais pas la même, à la manière de Jean Marie Le Pen, s'est dit qu'il allait le faire courir, le rouquin (désolé pour la réf). S'appuyer sur son service devient vite inefficace, s’appuyer sur sa raquette aussi. Jannik Sinner ne marque que deux jeux à partir de ce moment là. Il aurait pu abandonner mais s'est offert un morceau de bravoure perdant 6/3 6/2 5/7 1/6 1/6. Séisme.
Elena Rybakina.
La tête de série n°2 (coucou Zverev, tu vas bien ?) et deuxième meilleure joueuse de l’année ne l’a pas été. Coup de chaleur, adversaire coriace (l'ukrainienne Yuliia Starodubtseva), pas envie de sourire… Ah non, ne pas sourire c’est à longueur d’année chez Elena. Un trou d'air chaud voire même brûlant au deuxième set (1/6) et la lauréate de l'Open d'Australie 2026 s'est retrouvée à 0-3 au 3ème. Le capot fumant, elle a refroidi juste ce qu'il fallait pour essayer d'arracher le super tie break. Elle s'est surtout faite arracher et sort déjà. Les masques, rougis pour certaines, commencent déjà à tomber.
"J'voudrais bien vous y voir à 80 ans !" ©Sipa
Alors moi je m'appelle 17 ans, je suis au troisième tour de Roland Garros. Non ce n'est pas Question pour un Champion, mais bien l'ovni Moïse Kouamé.
On va pas vous la refaire, à l'heure où vous lisez ces lignes la victoire du jeune français a largement dépassé le cercle du tennis. Le ptiot là est même pas majeur, c'est son premier Grand Chelem, son premier Roland, et il est au 3ème tour après 5h de match en plein cagnard. Quel courage dans cette dernière manche, alors qu'il était mené 5-2 pour revenir comme un chef et tout emporter dans un raz de marrée : nous, vous, le Lenglen et le pauvre Vallejo qui n'a plus rien compris. Il faisait chaud à Paris, demandez au paraguyen la température ressentie sur le court face à tout un peuple derrière son prophète. Même au micro pour l’interview d'après-match c’est trop fort, avec un discours plein d'émotion et surtout de lucidité. J'étais où moi déjà à 17 ans ? Ah oui chez mes parents, je révisais le bac en écoutant Flo Rida.
On est pas prêt de s'en lasser de celle là ©AFP
Iva Jovic - Naomi Osaka
La tête de série n°16 contre la n°17. La pépite de 18 ans contre la star de la mode l'ancienne gloire pas si vieille. Sur la tendance actuelle, il est facile de dire Iva Jovic. Sur l'expérience et dans un bon jour, parce qu'une championne ne meurt jamais nianiania, Naomi Osaka en est capable. Surtout, la perspective d'affronter Aryna Sabalenka sera synonyme de revanche pour l'une, et de plus grande piste des étoiles pour l'autre.
Que vaut aujourd'hui la jeune américaine sur la terre battue parisienne ? Le premier test grandeur nature arrive et la japonaise va avoir envie de lui donner la leçon. Pour Osaka, 2026 pourrait faire office de déclassement ou de renaissance. La renaissance passe forcément par ce genre de match et de victoires.
Le prono de Jo : Iva Jovic en 3 sets
Le prono d'Alex : Naomi Osaka en 3 sets
Naomi Osaka veut briller de 1000 feux et s'y emploie ©APPhoto