Roland Garros : le récap des quarts de finale

De l'Italie, de l'Ukraine, un trou noir et Maja Chwalinska, une qualifiée qualifiée en demies.

Service à la Cuillère
4 min ⋅ 04/06/2026

Sommaire

  • Vert Blanc (blanc sur blanc ça se voit pas) Rouge : non sono italiano, è solo ché…

  • Ils ont loupé leur match : Sabalenka vous explique ce qu’est un trou noir

  • L’info des quarts : une qualifiée peut gagner Roland Garros

  • Il fallait pas louper ce match : Duel 100% ukrainiennes, 100% émotions

  • Il faut pas louper ce match : Zverev a rendez-vous avec son histoire, va-t-il réussir à la finir ?

Vert Blanc Rouge

La France et l’Italie du sport entretiennent une jolie histoire d’amour et de haine, de je t’aime moi non plus. La jalousie du voisin est ancrée dans les gênes de chacun d’entre nous. Et il faut bien le reconnaître, en ce moment, le français nourrit fatalement un peu de jalousie… et d’admiration pour l’italien.
Le coup de chaud de Sinner va jeter un sacré coup de froid à la communauté transalpine pensait on. Qui plus est avec le forfait de Musetti. Tu parles. Flavio Cobolli et les Matteo, Berrettini et Arnaldi ont été envoyés sur le front au débotté. Et ils ont fait plus qu’assurer en étant tous les 3 en quarts de finale. Le choc des Matteo à fait pschiiit, la faute à Matteo. Enfin de Matteo. Lequel ? Celui qui se blesse tout le temps, celui qui est maudit. On aura donc un duel Arnaldi-Cobolli, c’est la fête en Italie et un peu quelque part à Paris.

C'est sympa de me laisser récupérer pour ma demie Matteo ©ReutersC'est sympa de me laisser récupérer pour ma demie Matteo ©Reuters

Ils ont loupé leur match

Aryna Sabalenka ou le trou noir inexplicable mais réel

Parfois il n’y a à chercher ni excuses, ni explications, ni causes. Mais des conséquences. Lourdes les conséquences. Autrement comment voulez-vous expliquer que la n°1 mondiale a perdu 12 des 13 derniers jeux de son match alors qu’elle menait 6/3 4-1 et 5-3 double break ?
Sans aucune défaillance physique, sans aucune embrouille avec personne si ce n’est elle-même. Un trou noir. Aryna Sabalenka, de nouveau propulsée favorite du tournoi, par son statut et la chute prématurée de ses plus proches rivales a plongé dans une faille aussi béante que rarissime. Diana Shnaider, la jeune russe en a profité goulûment. Bravo à elle. Mais il s’agit pour une fois de parler davantage de la perdante que de la gagnante.
Pour la biélorusse, celle-là va être dure à avaler, renvoyée à ses vieux démons mentaux. Et son jeu de jambes, un peu. Elle a loupé son match, son rendez vous avec le trophée qu’elle convoite mais ne pourra pas toucher cette année. Une désillusion de plus, peut être la plus grande.

Joao Fonseca l’a-t-il seulement loupé..? Ou Jakub Mensik l’a pleinement réussi ?

On attendait fort, et à raison, le quart entre les deux jeunes loups qui font aujourd’hui en attendant de faire demain. Surtout après leurs parcours mi-survivants mi(-)raculés. Joao Fonseca nous a enfin emmené loin, a pris nos cœurs et même un peu celui de Guga Kuerten. Beaucoup avaient envie que le jeune brésilien nous fasse danser un peu plus longtemps. Sauf que le tchèque a été beaucoup trop fort et n’avait pas envie de s’embarrasser en 5 sets cette fois. Ni même en 4.
Les deux joueurs ont touché au très très haut niveau en fin de 3ème set, Fonseca a montré de quel bois il pouvait se chauffer dos au mur sur 6 balles de match, mais pas 7. Et a laissé Mensik s’offrir une première demie de Grand Chelem à 20 ans et quelques 6/4 6/3 7/6. Ça promet. Ça promet vraiment.

Moooooon dieu mais qu'ai je fait ? ©IconSportMoooooon dieu mais qu'ai je fait ? ©IconSport

L’info du tour

Une polonaise est en demies de Roland Garros 2026 et ce n’est pas Iga Swiatek. Prends ça l’Italie.
Maja Chwalinska est issue des qualifications, on n’imaginait pas qu’elle gagne son huitièmes de finale contre Diane Parry parce que 114ème mondiale sans référence marquante sur le circuit. Désormais elle pourra mettre demi-finaliste de Roland Garros 2026 sur son CV. Et vous savez quoi ? C’est peut être pas fini. Elle ferait bien d’attendre avant de l’actualiser, ce CV.

Vous aussi vous l’avez regardé et avez bien fait ?

La rencontre Svitolina - Kostyuk était une rencontre au sommet des hauts quartiers généraux ukrainiens. Les enjeux ? Une première demie en Grand Chelem en carrière pour Marta Kostyuk. Une première demie à Roland Garros pour Elina Svitolina-Monfils. Une formidable opportunité de porter fièrement et haut les bannière et cause ukrainiennes tout en donnant un peu de joie à sa population.

La plus jeune, donc Kostyuk, prend le meilleur départ tout en rage et maîtrise 6/3. La réponse du berger à la bergère mais en mieux encore avec un 6/2 de la plus expérimentée. L’expérience dans ces cas là ? Pas la peine. Les nerfs dans ces cas là ? Beaucoup plus. Recentrée sur son agressivité et son jeu d’attaquante au 3ème set, Marta Kostyuk douche les espoirs de la famille Svitolina-Monfils mais pas de leur pays.
Le plus beau dans tout ça ? Sans aucun doute son discours d’après match, l’émotion de tout un stade et l’ovation qui s’en est suivie. Marta Kostyuk nous embarque dans sa destinée et son combat. Elle n’est pas seule, vraiment pas.
Oui, Marta Kostyuk peut aller au bout avec tout son pays derrière. Oui, elle ne va pas aimer celle qui lui fera face en demies, la russe Mirra Andreeva. Ça ressemble même un peu à une finale avant l’heure. Mais on ne lui dira pas.

Oui oui tout ceci est bien réel Marta ©GettyImagesOui oui tout ceci est bien réel Marta ©GettyImages

Il ne faut pas louper ce match

Qui ne doit pas le louper ? Vous ? Lui ? Surtout lui.

Alexander Sasha Zverev n’a jamais eu autant de pression. Il le sait, on le sait. Sa fenêtre de tir est de plus en plus réduite mais n’a jamais été aussi grande peut être que cette semaine.
Les mecs devant lui au classement ne sont pas ou plus là. Et il n’y en avait que deux. Ceux juste derrière pas plus. Il a intérêt d’aller au bout, au risque de prendre un coup de gourdin sur la caboche dont il pourrait vraiment, cette fois, ne pas se relever. Le peut être plus grand joueur de l’histoire sans titre de Grand Chelem affronte Jakub Mensik en demies. Un Jakub Mensik impressionnant de physique et de confiance, qui ressemble d’ailleurs un peu à Zverev dans son jeu. Mais en plus diversifié et plus attaquant. Attaquant, exactement ce qu’on attend de l’allemand depuis des années et qu’il ne fait que sporadiquement. Son salut passe par là. Il le sait. On le sait. Et il n’y a pas d’excuse qui tienne.

Service à la Cuillère

Par Service à la Cuillère

Service à la Cuillère, c’est l’aventure de deux passionnés de tennis, sans prétention mais pas sans espoir, pas (du tout) assez talentueux pour faire carrière mais qui ont toujours caressé l’espoir de remplacer un jour ce bon vieux Chamoulaud sur France TV pendant deux semaines fin Mai - début Juin si vous voyez ce qu’on veut dire.

Dépoussiérer le tennis, c’est pas une mauvaise idée non ? Et puis, “mieux vaut les voir faire ça qu’ils traînent dans la rue à faire des conneries” que se disent nos vieux. On déconne, on a plus de 30 balais et on est bien occupés la journée.

Allez, les joueurs sont prêts, jouez !

Les derniers articles publiés