Sommaire
Arthur Fils : pouviez pas lui faire encore plus compliqué comme tirage ?
Carlos Alcaraz : il en est où le Monsieur ?
Aryna Sabalenka : est-elle encore favorite ?
Daniil Medvedev : stop ou encore ?
US Open 2026 : Qu’est ce qu’on veut voir ?
US Open 2026 : Qu’est ce qu’on ne veut pas voir ?
Arthur Fils : entre attente et espoir, mesure et folie des grandeurs
Bon, si vous nous le trouvez, celui qui a effectué le tirage au sort du tableau masculin, présentez-le nous, on a deux trois mots à lui dire.
Arthur Fils, l’un des hommes en forme et en qui tous les espoirs français sont placés, a eu l’un des pires tirages possibles pour une tête de série n°11. Stefanos Tsitsipas au 1er tour, passe encore, il n’y a que le nom qui est ronflant. Le moteur du grec est cassé. Le deuxième tour on vous l’épargne. C’est une autoroute. Le troisième tour c’est, si tout se passe bien (ou mal), Jiri Lehecka, n°18. Pour un potentiel 5ème face à face en 2026. Là, c’est déjà assez frontal.
En 8èmes de finale, ce serait Ben Shelton (n°8). Ouais, Ptit Ben aux gros biscottos qui se fera un plaisir de servir à 235 pendant 5h s’il faut. Si ça ne va pas en 5 sets cette histoire, c’est que l’un des deux ne va pas au bout. Et à ce petit jeu là, Arthur Fils ne part pas gagnant. Périph extérieur ou intérieur ?
Vous en voulez encore après ce menu ? Allez, direction les quarts. Ou le grand écart. Ou la bande d’arrêt d’urgence. Carlos Alcaraz. Vous connaissez ? L’espagnol deux fois vainqueur revient de blessure. Mais s’il s’aligne c’est pour gagner. Et généralement, il sait faire. Notamment avec Arthur contre qui il mène 3-0. 3, comme le nombre de sets qu’il faudra gagner pour passer en demies. S’il les atteint, vous nous entendrez de nouveau très vite. Très vite, c’est aussi la vitesse de croisière d’Arthur cette année après tout. Mieux vaudrait que ce soit une autoban allemande.
P.S : si ça se trouve ce sera Pablo Carreno Busta au 3ème, Luca Van Assche en 8èmes et Matteo Arnaldi en quarts hein. Des rameurs comme on les aime.
Franchement, il a pas une bonne gueule de champion notre Arthur ? ©Reuters
Carlos Alcaraz : il en est où l’artiste ?
Allez, on plonge dans la grande inconnue. Où se situe Carlos Alcaraz ? A New York oui ça on le sait. Mais où en est-il ? Dans l’inconnu lui aussi ? A quel niveau va-t-il revenir ? Va-t-il tenir la marée ? Enfin la distance. On parle du format le plus demandeur, en trois sets gagnants, dans la moiteur de la Grosse Pomme et avec ses sollicitations comme nulle par ailleurs.
S’il s’aligne, c’est qu’il ne craint plus pour son poignet. Et le poignet au tennis, ça sert. Il dit n’avoir pris aucun risque pour sa santé à long terme et à même repoussé son retour en ce sens. Physiquement, on peut lui faire confiance. Mais mentalement et dans la bataille psychologique que demande ce jeu, les automatismes disparaissent vite. L’espagnol a déjà connu des blessures assez sérieuses et des coupures. Mais comme celle-ci, depuis Avril, jamais.
Ses trois premiers tours ne sont ni piégeux ni faciles. S’il est confronté à un Tommy Paul frais et dispo en 8èmes, le challenge pourrait être intéressant. Ensuite devraient se présenter Arthur Fils ou Ben Shelton. C’est peut être à ce moment qu’on verra. Et qu’on saura. S’il peut aller au bout. Ou s’il faut lui faire confiance pour de nouveau tout casser, sauf son poignet, pour la saison indoor qui suivra l’US Open.
Carlitos, nouvelle coupe pour un retour réussi ? ©GettyImages
Aryna Sabalenka est-elle encore favorite ?
Aryna Sabalenka est toujours numéro une mondiale. Presque deux ans que ça dure maintenant. C’est qu’elle maintient un niveau monstrueux pour le rester ? Ou ce sont les autres qui sont assez mauvaises pour ne pas remettre son statut en question ? Depuis Roland Garros, c’est elle qui assez mauvaise. Vraiment mauvaise. Sa déroute de Roland Garros est le point de départ d’une zone de turbulences bien bien… turbulentes.
Un deuxième 0/6 de rang contre Pegula. Un 2/6 6/7 contre Osaka à Wimbledon. Une énorme bataille perdue contre Aleksandrova à Montréal et un plongeon tête baissée la première sans les mains contre Bejlek en 8èmes à Cincinnati. C’est un rythme de n°1 mondiale ça ? Mesdames, Messieurs, absolument pas.
Aryna Sabalenka marche à la confiance. En même temps, il en faut un gros capital vu son jeu fait de souches, de sacoches, de parpaings, de claques, de cris. Et d’un peu de douceurs. Parfois. Avant de se garnir un palmarès d’indiscutable, elle avait déjà traversé une crise* faite de 20 double fautes par match. Aujourd’hui, est-ce de la lassitude, un fusible qui a fondu, un épuisement latent, les autres qui sont trop nulles pour elle et c’est épuisant ? Dans ce monde impitoyable et ce sport qui rend fou, l’heure pourrait être bien trop avancée pour que ce ne soit que passager. Allez, parlons de déclin. Ouais, de déclin, comme ses compères Medvedev, Rublev, Zverev (ah non pas lui), Tsitsipas, Shapovalov (ah non, il est jamais monté très haut lui). Parce qu’ils ont le même âge qu’elle. C’est juste pour ça. C’est osé, mais c’est peut être vrai.
Maintenant il faut répondre à la question du titre. Aryna Sabalenka est une favorite un peu moins favorite qu’avant et que les autres favorites. Une favorite outsider.
*l’époque où Caro Garcia gagnait deux Masters 1000 de rang, était 4ème, demi-finaliste de l’US Open et gagnait le Masters. Eh oui, ça s’est passé ça.
Mesdames et Messieurs, Aryna, n°19 mondiale ! ©GettyImages
Daniil Medvedev : va falloir faire quelque chose, mais quoi ?
Daniil Medvedev est drôle, Daniil Medvedev est méchant, Daniil Medvedev est incontrôlable, Daniil Medvedev n’est pas motivé.
Daniil Medvedev ne joue pas bien.
Celui ou celle qui débarque dans le tennis aujourd’hui doit se demander quel est ce drôle de personnage et s’il a réellement gagné tout ce qu’il a gagné. Déjà parce que son jeu est bizarre. Certes. Mais ce n’est pas le sujet de la discussion. Parce qu’aujourd’hui, on parle davantage du russe de 30 ans pour ses conférences de presse, ses monologues aux changements de côté et ses résultats lambdas pour le joueur qu’il est. Ou plutôt a été.
Alors oui, il est 7ème à la race et toujours 8ème mondial. Il se maintient. A coup de coups de génie entre deux coups de trafalgar. C’est assez mais largement insuffisant pour croire aux sommets de nouveau. Qui le voit s’imposer en Grand Chelem une seconde fois ? Et on a pas dit une deuxième fois. Même pas lui si ça se trouve. Il n’a rien fait depuis un grand match (perdu) contre Sinner en demies de Rome. Toujours aussi insaisissable qu’on vous dit.
Il a changé d’entraîneur, deux fois. Il a changé des choses dans son jeu, plusieurs fois. Mais il n’est plus le mur, le scientifique et le joueur d’échecs qu’on connait. Parce que la motivation n’est plus là. Mais l’usure oui. Il a 30 ans on vous rappelle.
"Mais lâchez moi avec votre sport à la con" ©Imago
US Open 2026: qu’est ce qu’on veut voir ?
Un Carlos Alcaraz à 100% physiquement mais pas mentalement. Parce que Arthur Fils.
Un choc Arthur Fils - Ben Shelton en 8èmes.
Une dernière danse réussie de Gaël Monfils. Voire deux, on est pas contre.
Terence Atmane gagner un premier match en Grand Chelem.
Voir Frances Tiafoe électriser New York jusqu’en finale. Ou en demies si c’est Arthur.
Une Diane Parry qui surfe sur son 1er titre. Même fatiguée.
Karolina Muchova soulever le trophée en simple cette fois.
Qui est la nouvelle tchèque qui va se révéler.
Iva Jovic - Alexandra Eala au 3ème tour.
Premier titre qui ne vaut rien en Grand Chelem pour Muchova et Mensik ©Reuters
US Open 2026 : qu’est ce qu’on ne veut pas voir ?
Pablo Carreno Busta passer trois tours.
Coco Moutet paumer son 1er tour comme il paume depuis des mois.
Giovanni Mpetshi Perricard se faire breaker 2 fois par set.
Pablo Carreno Busta passer 2 tours.
Carlos Alcaraz jeter l’éponge à cause de son poignet. Sauf contre Arthur krkrkr.
Daniil Medvedev fissurer.
Venus Williams faire le match de trop.
Pablo Carreno passer un tour.
Loïs Boisson passer 59 minutes sur le court et puis s’en va.
Paula Badosa abandonner à cause de son dos. Abandonner tout court.
Pablo Carreno Busta gagner 2 sets.
Pablo…
