C’étaient les vacances
Silence Radio
Tout d'abord pour commencer cette édition, nos plus plates excuses pour ce silence de 2 semaines. Après Roland Garros, de petites vacances s'imposaient, n'est-ce pas ?
Petit détour sur ce qu'on a raté...
Pendant que les cadors de Roland se reposaient,
Frances Tiafoe aka Big Foe se pavanait,
Tout le monde au poteau à Stuttgart il a coiffé
Et dans le top 10 il fait une entrée remarquée !
A Bois Le Duc, aux Pays-Bas... Grosse surprise avec la victoire du local Griekspoor, alors que Sinner et Medvedev ne pesaient pas lourd.
Chez les femmes, en l'absence des grandes favorites, c’est une victoire d'Alexandrova face à sa compatriote Kudermetova que l’on a vu.
Côté français, Mannarino (Medvedev) et Gasquet (Tsitsipas) ont performé,
Mais derrière TMTC, ils n’ont pas confirmé.
Sur les challengers, Sir Andy Murray reverdit,
Il remporte 2 challenger en 2 semaines le petit,
A Wimbledon je vous le dis,
Attention à lui...
Devinez quoi, il aime aussi jouer sur gazon
Le résumé de la semaine : Halle in au Queen’s
Nouveau Roi au Queen’s de Londres (ATP 500)
Le baby Wimbledon est toujours convoité par les plus grands lors de la saison sur gazon. Dans son ambiance feutrée et bucolique, Alcaraz, Tiafoe, Fritz ou Rune voulaient ajouter une belle ligne à leur palmarès. On se posait la question si Alcaraz avait la main verte. En étant un poil pressé, nous aurions répondu non après son premier tour remporté laborieusement contre Rinderknech (7/6 au troisième set). Mais c’était le temps de se faire à la surface puisqu’il n’a plus perdu un set de la semaine et redevient numéro 1 mondial.
Sebastian a plus d’une Korda son arc en sortant Tiafoe et Norrie pour son retour. Adrian Mannarino aime décidemment les tops 10 en sortant cette fois Fritz, mais bute sur le futur finaliste, Alex de Minaur qui épingle un Rune encore un peu ocre sur gazon en demies.
A Halle, Bublik fait son marché (ATP 500)
En Allemagne aussi il y a de beaux poissons à mettre dans son cabas. Medvedev semble avoir le plus gros étal, mais Rublev le suit comme son ombre. Sinner, Zverev et Tsitsipas veulent être bien placés également car le tournoi peut rapporter gros. Et au final, c’est un fantasque outsider qui a fini par tous les solder. Bublik, toujours à l’aise sur gazon, sait conclure sa superbe semaine par une victoire contre Rublev 6/3 3/6 6/3. Bublik gagne contre Coric, Struff, Sinner sur abandon et Zverev, quand on vous dit que sa semaine est superbe.
Tsitsipas déçoit encore contre Jarry, Medvedev également contre sa bête noire Bautista Agut qui rajeunit.
La belle partition de Ostapenko à Birmingham (WTA 250)
Chez les femmes, ça jouait le tournoi de Birmingham où Krejcikova, tête de série numéro 1 a récité son tennis sauf dimanche, jour le plus important. La tchèque, puisqu’il en fallait bien une, s’incline contre la lettonne Ostapenko (n°2) toute contente de frapper plus fort plus vite que toutes ses adversaires 7/6 6/4. Peu de surprises puisqu’on trouvait la n°4 du tournoi en demies, à savoir Potapova. Seule la n°3 manquait, Magda Linette : allez Zhu, 3/6 0/6 au 2ème tour.
A noter la victoire au 1er tour de Venus Williams, 43 ans et ivre de bonheur contre Giorgi.
Poudre de Berlinpimpin offerte par Kvitova (WTA 500)
Revoilà le gazon, revoilà Kvitova ! La tchèque (elles sont partout et elles gagnent partout) double vainqueur à Wimbledon connait la recette, demandez donc à Caro Garcia qui craque en quarts 6/4 7/6. Autre adversaire, même score en finale pour Petra contre une Donna Vekic resplendissante qui aura battu Sakkari-z (n°6) en demies et surtout Rybakina (n°2) au 2ème tour. Même arrêt aux stands pour Sabalenka contre Kudermetova. Les favorites ont encore du boulot à une semaine maintenant du début de Wimbledon.
La semaine des français : un Arthur peut en cacher un autre
La semaine bleue s’annonçait chaude avec un potentiel duel Alcaraz-Fils dès le 1er tour. Mais Arthur décide de laisser sa place à Arthur Rinderknech qui a failli créer l’exploit. Pensez-vous, emmener le numéro 2 mondial au tie break décisif en étant lucky loser… Loser il l’est de nouveau cette semaine mais il n’a rien à se reprocher (4/6 7/5 7/6).
Mannarino, lui, peut l’avoir mauvaise. Pour la deuxième fois en deux semaines il envoie un top 10 dans les cordes, à savoir Fritz cette fois. Sauf qu’il s’incline encore derrière, contre un de Minaur pas facile à jouer.
Déception pour Ugo Humbert qui perd l’occasion de gagner des points et des places contre Peniston dès le 1er tour. Il passe complètement à côté de son match et inquiète un peu.
Richard Gasquet a failli rééditer un deuxième exploit en deux semaines contre Sinner cette fois mais s’incline de peu. De peu, c’est également le cas pour Greg Barrère contre Tsitsipas au tie break décisif. Coco Moutet n’a lui pas fait le poids contre Jarry.
Chez les filles, Caro Garcia s’est battue avec ses armes contre Kvitova, ce n’était pas assez mais c’est un poil encourageant vu le calibre de l’adversaire affrontée. Alizé Cornet n’a rien pu faire contre Sakka-patates.
La semaine à venir
Derniers réglages au programme avant Wimbledon.
On vous emmène à Majorque où, oui, ça joue sur gazon sur l'île de Rafa ! Tsitsipas tentera de se rassurer, Bublik voudra enchaîner, mais...
Le prono, c'est Mannarino qui va les mettre à l'eau
Du côté d'Eastbourne, les Ricains Fritz et Paul seront favoris, mais attention à Cressy ou Van de Zandschulp. Le prono : Fritz est chaud patate sur gazon
Côté femmes, il y aura du beau monde avec la moitié du top 10. Rybakina, la tenante du titre à Wim', fera figure de favorite. Garcia, Pegula, Jabeur ou Gauff seront là pour la contrarier.
Le prono : la victoire de Jabeur, salée
Il a encore plein de blagues à faire mais ne fait plus rire personne - A.Bublik
Focus sur un joueur : Alexander Bublik, un clown qui devient sérieux
Lorsqu’il s’agit de faire la liste des joueurs fantasques, imprévisibles et parfois pas très concernés par leur sport, difficile d’imaginer Bublik hors de ce top 5.
“Oui, j’ai sept tatouages et chacun est relié à un moment précis de ma vie. Celui sur le tennis (un squelette de main tenant une balle de tennis), c’est sans doute pour me rappeler que je dois me farcir cette saleté de sport chaque jour.” ou encore “je ne joue que pour l’argent et je n’en ai pas encore gagné assez.”
On en passe et des meilleures mais c’est à peu près ce qu’aimait raconter le kazakhe de 26 ans lorsqu’on lui demandait ce qu’il en pensait de son sport et de sa vie.
Le russe d’origine et naturalisé kazakhe comme sa compatriote Rybakina est l’un des personnages les plus clivants du circuit. Celui qui déclarait avoir peu d’amis sur la circuit ne fait pas l’unanimité mais pour autant, on le voit souvent sourire sur le terrain, au moins après un service à la cuillère.
S’il apprécie beaucoup Gillou Simon (mais pas son jeu qui est “peut être le plus chiant du circuit”), lui préfère le tennis champagne. Et il s’est éclaté cette semaine en déjouant les pronostics et en gagnant Halle au nez et à la barbe des meilleurs. Bublik, qui déteste la terre battue comme Medvedev, adore le jeu sur gazon et semble, par ses déclarations, aimer le tennis désormais.
C’est peut être pour cela qu’il s’avance à Wimbledon cette année comme 26ème joueur mondial, fort de son deuxième titre après Montpellier en 2022. Encore sujet aux sautes de déconcentration et à son tempérament un peu spécial, le récent papa avoue avoir grandi et dit avoir changé d’avis sur son sport. Cela le rend d’autant plus dangereux, et bien des joueurs sont contents de le voir tête de série pour ne pas avoir à affronter ses deuxièmes balles à 190km/h, ses amorties et coups de patte bien sentis.
Ne soyez pas surpris de le voir en quarts dans 2 semaines et vous dire “c’est mon nouveau joueur préféré”
Les trophées les plus convoités de l'année sont de sortie
Wimbledon, c'est parti !
Le mythique All England Club ouvre ses portes dès demain pour les qualifications.
L'atmosphère de village, l'herbe bien coupée et les tenues blanches policées seront comme toujours présentes pour le tournoi le plus mythique au monde. Avec le retour pour cette année des joueurs du pays-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, celui des Medvedev, Sabalenka ou autre Rublev.
Un petit tour sur les enjeux de cette édition 2023 :
Chez les hommes, Djoko écrira-t-il un peu plus l'Histoire, alors qu'il peut égaler les 24 Grand Chelem de Margareth Smith et les 8 Wimbledon de Federer ?
Qui seront ses principaux rivaux : Alcaraz le néophyte ? Medvedev qui aime conserver la couleur de ses chaussettes blanches ? Ou un improbable Murray, seul joueur hors du Big 3 à avoir remporté Wimbledon ces 20 dernières années ? (Oui oui, vraiment...)
Chez les femmes, qui pour succéder à Rybakina ? Le tournoi peut-il échapper au tryptique Rybakina, Sabalenka, Swiatek ? Une outsider peut-elle les faire vaciller, comme Jabeur ou Kvitova ?
Débuts de réponse dans une semaine !
En attendant, la bonne nouvelle vient de l’attribution des Wild-Cards. Arthur Fils n’avait pas passé le cut à la date requise et se retrouvait à devoir jouer les qualifs en qualité de… 62ème mondial. Ce ne sera pas le cas, Wimbledon ayant décidé de lui attribuer une WC pour intégrer directement le tableau final. Ouf !
