Que s’est-il donc passé chez les hommes ?
Comme prévu, c’était une balade dominicale au parc pour Tsitsipas contre un Ofner qui avait logiquement les chaussettes lourdes. Le grec n’a pas pris le temps de voir se coucher le soleil et prend le quart 7/5 6/3 6/0.
Une autre promenade de santé, celle de Djokovic contre un Varillas pas plus fringant que l’autrichien plus haut. Le serbe gagne 6/3 6/2 6/2 et engrange. Quatorzièmes quarts de rang à Auteuil…
6/3 6/2 6/2 c’est aussi le tarif infligé par Carlos Alcaraz. Le jeune numéro 1 mondial a fait faire 99 fois le tour de son short à Musetti en 2h08. Si certains étaient curieux de voir Alcaraz face à un outsider, la concurrence est avertie, le gamin en a sous la pédale.
Le match le plus serré du jour est tombé dans la besace de Khachanov. Le russe (n°11) a foiré le premier avant de se montrer solide contre Sonego, qui manquait peut être un peu de jus 1/6 6/4 7/6 6/1.
Elina Svitolina, la main sur son cœur de plus en plus français
Et chez les femmes ?
Le beau et inattendu parcours de la jeune russe Avanesyan s’est terminé dans l’anonymat des 8èmes de finale contre Muchova, pas enrhumée pour le moment 6/4 6/3. La tchèque, demi-finaliste en Australie en 2021 revient à un gros niveau après une longue blessure en 2022. Attention à elle, attention.
Une autre revenante ? Anastasia Pavlyuchenkova a livré un beau combat contre la belge Mertens pour s’imposer 3/6 7/6 6/3. La russe, finaliste 2021 et 333ème mondiale revient des tréfonds du classement sans bien comprendre ce qu’il lui arrive depuis le début ce Roland.
Et comme si ça ne suffisait pas, une troisième revenante a gagné aujourd’hui ! Maman Svitolina, qui accouchait il y a 7 mois et reprenait les tournois il y a 8 semaines, n’en finit plus de surprendre. C’est Kasatkina, n°9 s’il vous plaît, qui trépasse 6/4 7/6. Neuvième succès de rang pour une ukrainienne en mission.
Enfin, Sabalenka a trouvé à qui parler pour une première night session féminine dans cette édition. Elle s’impose au forceps 7/6 6/4 contre Sloane Stephens qui pourrait être à surveiller prochainement.
Elle a raté sa journée : Miyu Kato
C’est une sortie par la petite porte du court 14 pour la paire Kato/Sutjiadi. Opposées à Sorribes Tormo/Bouzkova, le score était de 6/7 3-1 lorsque la japonaise Kato envoyait un revers de l’autre côté du court direction la bâche et… le cou d’une pauvre ramasseuse de balles.
Le geste n’est pas volontaire, les excuses sont sincères, l’arbitre bienveillant donne un avertissement. Jusqu’à ce que la paire adverse s’en offusque et cafte à l’officiel que la ramasseuse était en pleurs. Explications, superviseur… et fin du match, exclusion de la japonaise et sa partenaire indonésienne.
Miyu Kato imite l’adolescente et est inconsolable au moment de faire ses bagages.
En attendant, fières de leur coup, Bouzkova et Sorribes Tormo rigolent sur leurs chaises. Tout de suite moins sport ça les filles.
"Tu pleures, je pleure, stp déconne pas"
Et aujourd’hui alors, qui bosse ?
Deuxième jour des huitièmes de finale où Swiatek voudra encore être expéditive contre une Tsurenko pas en reste niveau taules infligées. Gauff devra se montrer sérieuse contre Schmiedlova, ainsi que Jabeur contre Pera. Enfin Haddad Maia devra faire attention entre les points puisqu’elle rencontre… Sorribes Tormo, tiens donc, qui rigolera peut être moins qu’hier après midi.
Chez les hommes, vous pourrez regarder Ruud perdre un nouveau set contre un Jarry pas encore braisé. Si vous êtes plutôt bouffe danoise que norvégienne, Rune essaiera de cuire à l’étoufée Cerundolo-gnaise. On vous propose de siester pendant qu’Etcheverry fait feu de tout bois contre Nishioka.
Le feu d’artifice en night session, c’est Zverev (3ème fois) et Dimitrov qui s’en chargeront.
Le challenger du jour 9 : Nicolas Jarry
Casper Ruud va devoir se découvrir pour son huitième de finale. S’il a laissé ses 3 premiers adversaires le traverser une fois depuis le début de la quinzaine, cette fois, aucun retard à l’allumage ne lui sera permis.
Parce qu’en face aujourd’hui, il y en a un prêt à lui chiquer les mollets. Nicolas Jarry (27 ans et 1,98m), chilien de son état, sort la meilleure saison de sa vie avec deux titres (Rio et Genève), sur ocre évidemment. Et devinez quoi, en quarts du tournoi suisse, il bat… Casper 3/6 7/6 7/5.
C’est la première fois qu’il atteint la deuxième semaine en Grand Chelem mais il a vraiment faim.
"J'suis bouillant là, amenez moi l'prochain" - Nicolas Jarry
