Première semaine de Wim’ : on vous dit tout
Début de semaine pluvieux à Wimbledon, puisque certains joueurs ont du attendre pour jouer leur premier tour jusque… jeudi ! Les conditions réunies pour un français en seconde semaine ? Raté, dès vendredi c’était plié #RIP
Quelques têtes ont été rapidement coupées. Chez les hommes, Casper Ruud ne sera pas roi, battu par le local Liam Broady ; Tsitsipas non plus, qui après de belles batailles victorieuses face au prince d’Ecosse Murray et au duc d’Autriche Thiem, a perdu la bataille face au révolutionnaire Christopher Eubanks (dont on vous parlait dimanche dernier, tiens tiens). Tiafoe a lui subi la loi de Dimitrov, pendant que Fritz commençait bien mais (attention spoil) …à la fin Ymer.
Au casting final des 8 qui se joueront le trophée, on retrouve six membres du top 8 et deux invités surprises. Au rang des favoris, Djoko se rapproche toujours plus du #24 et de marquer un peu l’Histoire, il a évité le piège tendu par Hurkacz en 4 sets. Alcaraz et Medvedev avancent sereinement, l’un a lâché 2 sets, l’autre un seul.
Au rang des outsiders, Sinner l’a lâché qu’un set face à Halys (#cocorico). Rublev a bataillé dur pour battre Karatsev puis Goffin et surtout Bublik dans un combat biblique. Holger comme à la guerre, Rune était en mode survie, passé proche du précipice face à Davidovich avant de venir à bout de l’un des hommes forts de cette première semaine, Dimitrov.
Au rang des (grosses) surprises, Eubanks n’a pas volé sa place avec des victoires de prestige : Norrie (n°12) en 4 sets puis Tsitsipas en 5 sets. Encore plus grosse suprise, c’est la présence de Safiullin, vainqueur de Shapovalov et Bautista Agut, rien que ça ! Les Russes n’étaient pas à Wim’ l’an dernier, ils sont 3 en ¼ de finale cette année. Vengeance.
Côté femmes, si la plupart des favorites ont également répondu présentes, d’autres sont passées à la trappe. Coco s’est Gauffré d’entrée, dégustée par Kenin avec du sucre. Caro s’est elle faite bouffer par Bouzkova, après un gros combat.
On se retrouve avec notre trio de favorites : Rybakina, qui n’a pas encore eu à forcer son talent ; Sabalenka, passé proche de s’en aller face à Gracheva et… ça revient ♪♪ puis Swiatek, qui a sauvé des balles de match face à Bencic !
En outsiders, on retrouve la finaliste de l’an dernier, Ons Jabeur. Jessica Pegula est là, aussi. Madison Keys surfe sur la vague de son succès la semaine dernière et est à un niveau de confiance qui ferait pâlir d’envie Caro Garcia.
Comme chez les hommes, on retrouve 2 surprises : Marketa Vondrousova qui a fait son marché cette semaine (Vekic et Bouzkova), et Svitolina qui nous fait le come-back de l’année et a même battu sa bête noire, tout sauf un hasard. Tout sauf un encas. Azarenka.
Deuxième semaine de Wim’ : on vous dit tout
Dès demain mardi Djokovic sera de nouveau sur le pont pour affronter et sans doute battre un Rublev déjà pas mécontent d’être en quarts.
Sinner doit être plus heureux qu’inquiet d’affronter l’inconnu Safiullin à ce niveau là de la compèt’.
Pour la suite des quarts, Medvedev n’est pas Tsitsipas et même s’il risque d’être chahuté par Eubanks, il ne résistera pas à l’envie de nous offrir une demie contre Carlos Alcaraz.
En effet dans le duel des tous nouveaux adultes, l’ibère montrera à Rune qui est le boss en 4 sets.
En demies donc, Alcaraz tiendra son rang contre Medvedev. Carlos est plus à l’aise que Daniil sur gazon et ça se voit. Le gamin apprend tout de même beaucoup trop vite et accède à sa deuxième finale en Grand Chelem où il affrontera un Djokovic bousculé par Sinner mais toujours vainqueur.
Spoiler : 7/5 2/6 6/3 6/4, c’est le score de la finale messieurs de Wimbledon 2023. Nous sommes gentils, le nom du gagnant vous est tu.
Chez les femmes, Swiatek et Pegula se retrouveront en demies après s’être débarrassées respectivement de Svitolina et Vondrousova.
En bas de tableau, Rybakina sortira rincée mais heureuse (elle esquissera un sourire) de son match contre Jabeur pour retrouver une Sabalenka facile contre Keys.
Le choc Sabalenka-Rybakina tiendra à peine ses promesses. Un peu trop courte sur la fin, Rybakina rend son trophée en demies et la biélorusse accède à une nouvelle finale.
Et grande surprise, ce ne sera pas contre Swiatek mais bien Pegula ! Jessica fait le match de sa vie contre la numéro 1 mondiale mais devra s’incliner contre Sabalenka samedi prochain en finale. Deuxième grand chelem pour Aryna.
Aryna Sabalenka dans un mauvais jour techniquement. Heureusement c'est rare pour elle désormais.
Focus sur… Safiullin, c’est qui lui ?
Roman Safiullin. Roman Safi(ulli)n. Roman Safin. Ramat Safin. Marat Safin. Est-ce un signe ?
Invité surprise des ¼ de finale, le Russe écrit une belle histoire sur ce Wimbledon. Sachant qu’il s’appelle Roman, elle n’est peut-être pas prête de s’arrêter.
Pourtant, le livre était tout sauf écrit. Safiullin arrivait à son premier Wimbledon avec une page blanche, après de bons tournois de préparation à Halle et Majorque mais sans jamais dépasser le premier chapitre. Il n’avait jamais passé le 3ème tour en Masters 1000, jamais le 2ème en Grand Chelem. Mais il a tourné la page, et il est là.
Tableau facile ? Plus ou moins, se farcir Bautista d’entrée c’est toujours l’Agut de sueur qui perle sur le front au moment du tirage au sort. Après un énorme combat gagné 7/5 au 5ème, il a fait taire Moutet et a mis un coup de pelle à Pella. Il a sorti son meilleur tour de son chapeau pour sortir Shapovalov.
Cette mascarade peut-elle continuer ? La prochaine marche s’annonce plus élevée, et pas qu’un peu. On parle de Jannik Sinner, un top 10 bien installé et dont le potentiel n’est plus à démontrer. Ce serait un énorme exploit, mais sait-on jamais.
La décla après sa qualif’ pour les ¼ de finale, répondant à un journaliste lui demandant s’il allait quitter son hôtel économique après sa qualification : « Pourquoi devrais‐je changer d’hôtel ? C’est un bon hôtel. Bien sûr, ce n’est pas un cinq étoiles, mais j’aime le lit. Tout me convient ».
A lui de mettre Sinner dans de beaux draps.
Il sort de nul part, mais il est en deuxième semaine de Wimbledon
Focus sur… Svitolina, le temps partiel lui réussit
Elina Svitolina est un drôle d’oiseau. L’ukrainienne préférée du tennis français au palmarès assez indéchiffrable est en plein renouveau et on en vient à se demander si elle a déjà mieux joué dans sa carrière que depuis Roland Garros cette année.
La joueuse de bientôt 29 ans est bien occupée depuis un peu plus d’un an désormais. On peut même dire qu’elle a trois métiers en ce moment. Tenniswoman un jour sur deux, maman tous les jours, et formidable porte-étendard de la lutte ukrainienne contre l’envahisseur russe.
La femme de Gaël Monfils a un drôle de CV garni de 17 titres pour… 20 finales disputées ! Le ratio est exceptionnel, la valeur des tournois un peu moins en revanche. Tout est relatif puisqu’elle a quand même remporté le Masters de 2019 et le bronze aux JO de 2021. Troisième mondiale en 2017, toujours citée dans les favorites pour un grand chelem pendant près de 6 ans, elle n’a cependant jamais atteint une finale. Les quarts en Australie et à Roland, les demies à Wimbledon et à New York, voilà pour les GC. Un manque de puissance face aux meilleures et une émotivité/pression exacerbées en sont les causes selon Justine Hénin, qui l’a entraînée il fut un temps.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, la maman de Skaï, 9 mois, effectue un retour en grâce avec une victoire à Strasbourg suivie d’un quart à Roland. On la retrouve en quarts aussi cette semaine à Wimbledon. La voir enfin triompher un jour en Grand Chelem serait logique et mérité aux yeux de tout le monde ou presque.
