Y en a là dedans, c'est certain. Il faut adorer Sir Andy Murray s'il vous plaît.
Résumé de la semaine passée
Victoire d’un Norrie-culaire (ATP Rio de Janeiro)
Nous n’aurons pas l’occasion de réécrire le résumé de Buenos Aires la semaine dernière. Mais sachez que la finale était la même, et le résultat… en fait non. Norrie aux éclats cette fois et frustre Carlitos (5-7 6-4 7-5) qui ne sera pas 1er mondial ex-aequo. Schwartzman ne va pas mieux, N.Jarry davantage merci pour lui : demi-finale après son récent retour de suspension pour dopage.
Medvedev Prince du Qatar (ATP Doha)
Regardez un peu qui est en forme ! C’est ce bon vieux Daniil Medvedev, tout vexé d’avoir été jeté hors top 10 il y a quelques semaines. Vainqueur la semaine dernière à Rotterdam, il enchaîne en battant Sir Andy Murray, formidable de résilience. F2A butte encore sur Medvedev, ça commence à faire beaucoup, Lehecka confirme lui son niveau et sa confiance vus en Australie en sortant un Rublev toujours à faire ses gammes.
La sardine polonaise a bon goût (ATP Marseille)
Hiérarchie respectée dans la cité phocéenne où Hubi Hurkacz a fini par danser le Mia, mais apparemment c’était pas évident (8-6 au tie break du 3ème contre Ymer qui n’est pas mort pour autant). En finale, on l’avait annoncé, BB Bonzi a cartonné en sortant Arthur Fils, une nouvelle fois en demies. Et ça c’est beau. Sinon, Bublik a enfin gagné un match, et même trois, parce qu’il ne fait pas les choses à moitié !
Swiatek à bu la tasse aux EAU (WTA Dubaï)
C’était écrit, Swiatek n’allait pas laisser plus de jeux à Krejcikova que sur le reste de ses deux dernières semaines… Figurez-vous que l’exact contraire s’est passé, la revenante tchèque ne lui laissant que 6 jeux. La championne de Roland 2021 crée la surprise, il faudra de nouveau compter sur elle. C’était la soupe à la grimace très tôt pour Garcia et Sakkari. Sabalenka quant à elle a buté sur la vainqueur en quarts.
Du côté des Français : Bonzi chez lui, Fils apprend vite
Marseille BB
L’homme fort du tennis français en ce moment, c’est lui. A domicile, Benjamin Bonzi dit “BB” dans sa ville de coeur, a confirmé son très beau début de saison (finale à Pune, 3ème tour en Australie) en atteignant la finale. Il a dominé du lourd, notamment un Max Cressy en forme et pour la 1ère fois De Minaur pour leur 4ème confrontation. Il a échoué à ramener son 1er trophée à la maison face à Hubi Hurkacz.
Sur sa route, Bonzi a dominé Arthur Fils en demi-finale. Le jeune français de 18 ans a confirmé tous les espoirs placés en lui, avec notamment un récital face à Stan Wawrinka qui a pris 6/2 6/3. Le top 100 lui tend les bras (#104 aujourd’hui), et ce ne sera qu’une étape. Il a d’ailleurs répété ses grandes ambitions pour la suite. On saura vite si la France tient un futur crack, on a déjà notre petite idée (spoiler : c’est du lourd, très lourd).
Muller de rien
A Doha, Alexandre Muller a sorti la semaine de sa vie. Sorti des qualifications, le joueur classé à la 168ème place mondiale a remporté 4 combats de rang pour atteindre les 1/4 de finale. Au passage, des victoires de prestige contre Basilashvili et Van de Zandschulp (bon courage pour prononcer tout ça). Il a été stoppé par Murray, non sans lui prendre un set.
Le meilleur français en 2023 © N.V. La Provence
Le joueur de la semaine : Murray… de Chine ?
Andy Murray nous avait régalé à Melbourne avec 2 combats titanesques à son actif (remportés, comme souvent toujours).
Devinez quoi ? Sir Andy a remis ça. A croire qu’il a un mental venu d’ailleurs, l’homme aux 3 Grand Chelem a d’abord sauvé 2 balles de match contre Sonego, avant de dominer Zverev au finish et de sauver 5 nouvelles balles de match contre Lehecka dans des batailles plus folles les unes que les autres. Quel guerrier !
Il n’avait plus de jus en finale face à Medvedev, mais on ne peut que le comprendre. Il affiche un niveau de jeu de nouveau impressionnant, et nul doute qu’il sera un poison pour tous ses prochains adversaires tant qu’il navigue autour de la 50ème place mondiale.
On se rêve à le revoir tutoyer les sommets, à bientôt 36 ans. C’est sans doute présomptueux de notre part mais nul doute qu’il va encore nous faire plaisir avec quelques gros coups par-ci par-là.
Ce qu’il va se passer cette semaine
La récré est finie à Dubaï (ATP 500)
Fini de rigoler, le patron est de retour. Djokovic, qui est autorisé à jouer aux EAU, fera tout pour conserver sa place de numéro 1. Pour l’embêter, il y aura un joli plateau avec notamment Malek Jaziri, 39 ans et 445ème mondial et un Medvedev peut être fatigué.
Le favori : faut-il même le mentionner ?
La pièce : Auger-Aliassime, tout content de ne pas croiser Medvedev et Djokovic avant la finale.
Acapulco, pour faire du jus avant les US (Acapulco ATP 500)
Mine de rien ce tournoi est un 500 et va compter avant Indian Wells. 9 américains dans la partie haute du tableau, Alcaraz est cerné (et fatigué ?). En bas, Ruud et Berrettini font leur retour, Mannarino doit profiter de rencontrer un Norrie crevé. Le petit frère de Berrettini s’appelle Jacopo et joue également au tennis.
Le favori : Rune pourrait être en jambes.
La pièce : Frances Tiafoe va faire le spectacle.
A Santiago pour Chile-r (Santiago ATP 250)
Les purs terriens continuent de glisser au Chili cette semaine mais le tableau fait forcément moins rêver. Musetti en n°1, des argentins, plein d’argentins et Domi Thiem au milieu.
Le favori : Baez pour montrer l’exemple.
La pièce : on sait pas, Facundo Bagnis ?
Un tableau léger au Texas (Austin WTA 250)
Ce n’est pas le tournoi de l’année et les joueuses semblent bien l’avoir compris, les meilleures ont déserté (Texas, désert…). Ce sera l’occasion de voir plein d’américaines, ainsi que la petite amie de Shapovalov, M.Bjorklund, ou encore Magdalena Frech.
La favorite : Danielle Collins qui n’a quand même pas perdu tout son tennis.
La pièce : on repart vers Potapova !
Monterrey-nes du Mexique (Monterrey WTA 250)
Caro Garcia veut se rassurer après sa tournée au Moyen-Orient décevante. Léolia Jeanjean sera au rendez-vous, tout comme Elise Mertens, qui perd de sa superbe depuis quelques mois.
La favorite : Caro va vouloir cogner dans tout le monde.
La pièce : attention à Camila Giorgi, pas en reste niveau force de frappe.
On l’a perdu de vue
Aujourd’hui on vous parle d’un joueur qui n’a rien à envier à Bublik, Kyrgios, Fognini, Paire... Ce sont même plutôt eux qui ont à apprendre de E.G.
Un joueur qui fut en son temps 10ème mondial, demi-finaliste de grand chelem (Roland Garros) en sortant en 8èmes un certain Roger Federer en 2014. Il a également à son actif 6 titres en simple.
Aujourd’hui âgé 34 ans, il ne joue pas pour l’argent, Papa lui prête “jet privé, hélicoptère, sous-marin, et même une navette spatiale si je veux”.
Sachez également que jamais vous ne le croiserez en Suède, depuis qu’il y a fini au poste une nuit, “parce qu’il rencontrait des filles”.*
Non, s’il continue de jouer au tennis, c’est parce que “j’aime la compétition, je suis bon, et veux seulement me le prouver”. Parce que ça oui, il en a(vait) du talent à revendre, il en déborde même que disaient les plus éminents spécialistes.
Le problème est que les fils se sont bien trop souvent touchés, en match ou pas (il déteste l’entraînement), pour qu’il puisse se maintenir à un niveau qu’il n’a que trop rarement atteint. Aujourd’hui Depuis 4 ans, date à laquelle il a une énième fois quitté le top 100, il emmène son horrible coup droit à la Kachanov/Norrie partout sur les challengers. Il est cette semaine 373ème mondial, une place devant un autre joueur absolument ingérable et pourtant talentueux, presque sa copie conforme, Bernard Tomic.
Vous l’avez ? Il est letton, c’est Ernests Gulbis.
*Tout ce qui est dit est vrai, et bien plus encore.
Quand on vous dit qu'il est hideux son coup droit © Clive Brunskill/Getty Images
Le débat : qui pour rivaliser avec Novak Djokovic pour la place de numéro 1 mondial ?
Nous enlevons Novak Djokovic de l’équation, lui qui est apparu au dessus de la mêlée en Australie. Nous voyons 3 noms qui se détachent du lot pour le concurrencer en ce début de saison : Stefanos Tsitsipas, Carlos Alcaraz et Daniil Medvedev.
Tsitsipas ? Le Grec, numéro 3 mondial, a atteint sa seconde finale en Grand Chelem en Australie, dominant au passage Sinner. Mais il a pris une leçon contre Djokovic en finale, et n’a pas enchainé la semaine dernière à Rotterdam battu par… Sinner. Verdict : c’est trop juste.
Medvedev ? Il est impressionnant depuis deux semaines, avec 2 titres et des victoires sur des gros pois(s)ons : Auger-Aliassime par 2 fois, Dimitrov, Sinner ou Murray. Ce qui nous laisse penser que sa sortie de route prématurée en Australie (défaite au 3ème tour contre Korda) n’était qu’un accident. Verdict : sans l’Australie, on aurait dit oui.
Alcaraz ? Le jeune Espagnol a manqué le début de saison du fait de sa blessure qui l’a écarté des courts plusieurs mois. Il est revenu il y a 2 semaines, et il a épaté pour son retour. Il a remporté tour à tour Buenos Aires et fait finale à Rio : 9 matchs, 8 victoires. Certes, le seul cador qu’il a rencontré a été Cameron Norrie, 2 fois en finale, et il n’a pas encore croisé la route des autres noms cités ci-dessus. Verdict : le seul qui parait en mesure de regarder Djokovic dans les yeux, en ce moment, c’est lui.
La réponse : Carlos Alcaraz, qui nous a épaté pour son retour après 4 mois sans jouer. La bataille pour la place de n°1 mondial s’annonce épique. Vous préférez le plus jeune n°1 de l’Histoire (Alcaraz à 19 ans) ou… le plus âgé (dans 4 mois, Djokovic battrait le record de Federer) ?
